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la ville à la campagne ça existe. Callac se donne des allures urbaines avec sa grande église, son imposante salle des fêtes, ses vastes places, son cinéma, ses commerces, ses maisons serrées grimpant le long des ruelles à l'assaut de la butte.
Pourtant, la cité ne compte guère que 2.600 habitants (chiffre de 1992). Des habitants bien minoritaires : les seuls bovins atteignent le chiffre de 35.000 têtes; la ville abrite une station de haras, elle est la capitale de l'épagneul breton, une asinerie n'en est guère éloignée et on recense 11 piscicultures dans la campagne avoisinante.
La faune sauvage contribue encore à accentuer cette dominante animale du pays callacois : rivières poissonneuses, loutres, rapaces protégés, rares oiseaux nicheurs peuplent les environs. Au sud-est de Callac, entre Saint-Servais et Saint-Nicodème, s'étend une vaste zone de bois et de landes, comme il en existe peu. Les jeunes cours d'eau y vivent leur vie, de vallée encaissée en large marécage. L'enrésinement artificiel n'y a pas altéré l'équilibre sylvestre entre feuillus et résineux.
Là, dans ce milieu sauvage, véritable sanctuaire de la nature préservée, vivent et se reproduisent des espèces animales et végétales ailleurs menacées.
Eperviers, faucons, busards, chouettes, hiboux y côtoient d'autres oiseaux rares qui ont choisi ce havre de paix pour venir nicher.
La flore aussi a trouvé ici un lieu d'asile : on trouve, du côté des gorges du Corong et des tourbières de Saint-Nicodème, des plantes carnivores comme la drosera, et des fougères, dont deux espèces sont protégées.
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